La valorisation des résultats de la recherche par la création de sociétés spin-off a connu un véritable essor à l’Université Catholique de Louvain au cours de ces dix dernières années. En moyenne, ce sont 3 sociétés spin-off qui sortent chaque année des laboratoires de recherche de l’UCL, dans des secteurs aussi variés que l’informatique, les télécommunications, les nanotechnologies, les biotechnologies, les énergies renouvelables ou l’environnement. La mise en place de programmes de soutien à la création d’entreprises spin-off par les pouvoirs publics régionaux n’y est certainement pas étrangère.
Bien conscients de l’importance de la recherche et de l’innovation technologique dans le développement du tissu économique wallon et bruxellois, les institutions régionales se sont engagées dans une série de mesures visant à rapprocher les mondes universitaire et industriel, notamment par l’appui à la création d’entreprises spin-off.
En 1998, la Direction Générale des Technologies, de la Recherche et de l’Energie (DGTRE) du Ministère wallon de la Recherche, des Technologies nouvelles et des Relations extérieures lance le premier programme First Spin-Off destiné aux universités et centres de recherche. L’objectif est de donner la possibilité à un chercheur d’étudier, pendant une période de deux à quatre années, la faisabilité technique et commerciale de la création d’une société spin-off basée sur l’exploitation du résultat de ses recherches.
Ce mandat couvre le salaire du chercheur ainsi qu’une partie des frais engagés par l’UCL au cours du processus d’incubation du projet (fonctionnement, accompagnement et formation).
En moyenne, une vingtaine de mandats sont alloués annuellement par concours aux universités et centres de recherche de la Région wallonne. Le taux de réussite particulièrement élevé de l’UCL est sans nul doute étroitement lié à la qualité de ses équipes de recherche. Actuellement, 14 projets First Spin-Off sont en cours au sein des laboratoires universitaires de l’UCL. En outre, 4 nouvelles propositions de projet ont été soumises cette année.
| L’IRSIB du Ministère de l’Economie de la Région bruxelloise a emboîté le pas à la Région wallonne en 2006 en créant le programme Spin-Off in Brussels. L’objectif annoncé par la Région bruxelloise est sensiblement le même que celui de son homologue wallon. La structure de l’aide est légèrement différente puisqu’elle ajoute au financement du salaire du chercheur, la possibilité de faire appel à un consultant extérieur ou d’engager une seconde personne pour compléter le profil scientifique du chercheur par un profil plus économique. Cette aide complémentaire octroyée à partir de la troisième année d’incubation vise à professionnaliser la réalisation des études de faisabilité économique du projet et la rédaction du plan d’affaires de la future société. L’avantage de cette formule réside également dans la possibilité de monter une équipe pluridisciplinaire en cours d’incubation. L’UCL bénéficie depuis janvier 2008 d’un mandat destiné à l’incubation du projet Knowbel mené par le Centre de Traitement Automatique du Langage (CENTAL) dans le domaine de l’informatique et de la gestion des connaissances. Lors du dernier appel à candidatures, l’UCL a soumis deux projets au jury de l’IRSIB dans les domaines de la biotechnologie et de l’informatique. | ![]() |
Ces outils d’aide au financement de l’incubation des projets spin-off proposés par les institutions régionales contribuent significativement au renforcement des liens entre la recherche universitaire et le secteur marchand. Même si l’aide octroyée ne permet pas de couvrir l’entièreté des frais liés à l’incubation d’un projet de création de spin-off, ces programmes ont le mérite de donner la chance à des chercheurs « entrepreneurs » d’étudier la faisabilité de valoriser leurs recherches par la création d’une société commerciale.
Une des missions de la Sopartec est d’accompagner les professeurs et chercheurs de l’UCL dans toutes les phases d’incubation de leur projet, notamment en soutien des études de faisabilité économique (validation du plan d’affaires, recherche de parrains, réseautage, etc.) et lors du montage financier des sociétés spin-off.
Si vous êtes actif dans un laboratoire de recherche au sein de l’UCL, d’un centre de recherche ou d’une asbl liée à l’UCL et que vous souhaitez étudier la faisabilité de la création d’une activité commerciale basée sur les résultats de vos recherches, n’hésitez pas à contacter la Sopartec pour obtenir plus d’informations.